Un guide pour la démobilisation de cellule de crise

ActualitésUn guide pour la démobilisation de cellule de crise

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Parlons vrai, démobilisation de la cellule de crise, c’est l’action de dissoudre la cellule de crise, qui précède le retour à la situation normale, mais avant cela il faut définir les priorités, arbriter et valider toutes les décisions tout au long de la cellule de crise.

Un guide pour la démobilisation de cellule de crise ; résultat d’un incident, d’un sinistre ou encore d’une urgence, une crise se définit comme une situation dont les impacts négatifs sont tellement importants qu’ils chamboulent tous les processus habituels et ébranlent l’organisation dans son activité et ses opérations.

Répondre à une crise va au-delà de la capacité normale d’une organisation. Pour cette raison, sa maîtrise nécessite la mise en place d’une cellule de crise, qui après avoir atteint ses objectifs doit faire l’objet d’une démobilisation.

La démobilisation de la cellule de crise faisant tout simplement référence à l’action de dissoudre la cellule de crise, une action qui précède le retour à la normale pour l’organisation.

Sachez toutefois que la démobilisation d’une cellule de crise ne se fait pas n’importe comment. Elle ne s’improvise pas non plus et obéit à des règles bien précises. Mais lesquelles ?

Découvrez dans ce guide tout ce qu’il y a à savoir sur la démobilisation d’une cellule de crise. Mais d’abord, qu’est-ce qu’une cellule de crise ?

Sommaire

Qu’est-ce qu’une cellule de crise ?

Une cellule de crise est un dispositif qu’une organisation active lorsqu’une crise est déclarée pour que celle-ci puisse ensuite être gérée. C’est aussi un lieu suréquipé dans lequel l’équipe de gestion de crise s’organise pour mettre en œuvre la démarche à suivre et les stratégies pour aider l’organisation à sortir des moments difficiles le plus tôt possible.

Concrètement, les membres de la cellule de crise sont en charge de prendre les décisions face à une crise. Ils s’assurent aussi de la mise en place des actions permettant de réduire les impacts de la crise. Ils sont aussi responsables de la communication de crise et coordonnent les personnes mobilisées sur le lieu de l’incident.

Il n’y a pas de règles fixes sur la composition d’une cellule de crise. Elle va surtout dépendre de la nature de la crise, mais aussi de la taille et des moyens humains et financiers à disposition de l’organisation. Cela étant dit, la constitution habituelle d’une cellule de crise inclut des décideurs principaux de l’entreprise, des professionnels de la gestion de crise, des experts en communication, des représentants des ressources humaines. Et si par exemple s’il s’agit d’un incident de cybersécurité, alors l’équipe de gestion de crise doit obligatoirement inclure des experts en informatique et en cybersécurité.

Démobilisation de cellule de crise, une action qui doit être planifiée à l’avance

La planification préalable de la démobilisation de la cellule de crise, et qui correspond aussi à l’étape de récupération et de la reprise des activités après une crise permet une compréhension collaborative des éléments de récupération nécessaires et des processus de restauration critiques. Les objectifs de reprise des activités devraient inclure la restauration méticuleuse (exemple : restauration du système informatique attaqué), le renforcement (exemple : renforcement du système informatique pour éviter que le même incident ne se reproduit à l’avenir) et enfin la reprise des activités elle-même où toutes les parties prenantes sont invitées à reprendre les activités normales et habituelles.

Au moment de la crise, les opérations d’intervention devaient donner la priorité à une communication rapide et précise avec les décideurs critiques, les équipes d’intervention d’urgence, les parties prenantes, les fournisseurs et les sous-traitants et, le cas échéant, le public afin d’accélérer la reprise sans dupliquer les efforts. Et une fois ces opérations terminées terminée et par extension la crise elle-même, des directives de démobilisation spécifiques doivent fournir des « procédures convenues » pour aider à faciliter un retour plus organisé et plus rapide aux conditions de fonctionnement normales.

En pensant à l’avance à la mise en place de la démobilisation, les organisations s’assurent que la démobilisation se fera de manière plus rapide et efficace, ce qui présentera bien évidemment aussi des avantages considérables en termes de coûts.

Les étapes à suivre pour la démobilisation d’une cellule de crise

Déjà sous-entendu plus haut, la démobilisation d’une cellule de crise doit suivre certaines règles et tout un processus. Voici le processus en question :

  1. Avoir la confirmation que le commandant sur le lieu de l’incident approuve la libération ou la démobilisation des ressources d’intervention.
  2. Affecter du personnel pour identifier les ressources excédentaires et les heures probables de libération des ressources.
  3. Déployer le plan de reprise après crise.
  4. Établir un plan de démobilisation qui établit des priorités en fonction de l’incident spécifique.
  5. Initialiser les évaluations d’impact et les revues post-incident.
  6. Démobilisation à proprement parlé de la cellule de crise.

Et même si la démobilisation de la cellule de crise et des équipes sur place sont déjà en cours, les différentes parties prenantes de la gestion de crise doivent néanmoins maintenir une sensibilisation accrue sur les potentiels évènements qui peuvent encore surprendre.

Qu’est-ce que le plan de reprise après crise ?

Il s’agit d’un document officiel créé en anticipation à une crise et qui contient des instructions détaillées sur la manière de réagir à des incidents imprévus tels que des catastrophes naturelles, des pannes de courant, des cyberattaques et tout autre événement perturbateur.

Pour le cas d’un incident qui a causé des explosions dans un site industriel par exemple, le plan de reprise après crise peut inclure les actions suivantes :

  • Évaluation des dégâts après que tout danger soit maîtrisé et écarté.
  • Identification de l’étendue des travaux de réparation.
  • Élaboration de plans et de calendriers spécifiques au site pour l’exécution des réparations.
  • Reprise des opérations.
  • Mise en place des mesures d’atténuation.

Pourquoi faire des examens post-incident ?

Dernière étape à réaliser avant de démobiliser complètement une cellule de crise, les examens post-incident ont pour objectif principal des d’identifier les lacunes dans le plan de gestion de crise, surtout au niveau de la partie qui concerne actions d’intervention, dans le but de déterminer les actions nécessaires pour corriger les lacunes.

Les examens post-incident peuvent souvent révéler quelles procédures, équipements et techniques d’intervention ont été efficaces et lesquels ne l’ont pas été et la ou les raisons pour lesquelles ils n’ont pas été efficaces. Ces examens doivent permettre de tirer de nouvelles leçons, qui pourront ensuite être utilisées pour améliorer et mettre à jour le plan de gestion de crise déjà en place, les formations de gestion de crise et aussi les objectifs des prochains exercices.

Au minimum, les listes de contrôle d’examen post-incidents doivent inclure les points suivants :

  1. Nom et tâches typiques du personnel faisant l’objet d’un débriefing
  2. Date, heure et localisation de l’employé lors de l’incident
  3. Mesures prises lors de l’incident
  4. Aspects positifs de la façon dont la réponse s’est produite
  5. Aspects identifiés pour amélioration

En conclusion, une fois la crise passée c’est loin d’être terminé.

La crise est gérée, l’événement est passé, hélas c’est loin d’être terminé, et il faut plusieurs semaines pour gérer l’après crise, et c’est pour cela que l’organisation se doit d’être parfaite et sans faille.

On pourrait parler de post-crise, et bien la gérer c’est aussi important que de gérer la crise en elle-même, et c’est pour cela qu’un guide pour la démobilisation d’une celle de crise, est non seulement nécessaire, mais surtout il  est indispensable.

Il est très important, d’en tirer les conclusions, pour éviter si possible que la crise ne revienne, les rapports d’intervention, sont d’un intérêt majeur, et il ne faut pas les mésestimer, car ils vous donneront des indications nécessaires, et importantes pour éviter un éventuel retour de la crise.

Auteur Antonio Rodriguez Mota Editeur et Directeur de Clever Technologies

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