Le ministère tunisien chargé de l’énergie a autorisé 309 projets de production solaire, selon les éléments rapportés par Mosaique FM le 4 septembre 2026. Ces dossiers représentent une capacité cumulée de 455 MW, un volume significatif pour un pays qui cherche à réduire sa dépendance au gaz naturel et à contenir le coût de l’électricité. L’annonce intervient dans un contexte de forte demande énergétique, portée par la climatisation, l’industrie et l’urbanisation.
La Tunisie valide 455 MW de projets solaires
La décision porte sur 309 projets répartis entre plusieurs catégories de puissance. Le total annoncé atteint 455 MW, soit l’équivalent de plusieurs unités de production conventionnelle de taille moyenne. Pour la Tunisie, ce volume ne constitue pas seulement une statistique administrative. Il traduit une accélération concrète des dossiers photovoltaïques, après des années marquées par des lenteurs de financement, de raccordement et d’instruction.
Le détail fourni montre une majorité de projets modestes. Les autorités ont validé 187 unités de 1 MW, un format compatible avec des terrains de superficie limitée, des zones industrielles ou des installations proches de sites consommateurs. Cette catégorie peut concerner des investisseurs locaux, des entreprises cherchant à sécuriser une partie de leur approvisionnement ou des opérateurs spécialisés dans la production indépendante.
La deuxième tranche comprend 119 installations de 2 MW. Ce format demande davantage de foncier, des études électriques plus poussées et une relation plus structurée avec les gestionnaires du réseau. Trois projets de 10 MW complètent l’ensemble, avec un profil plus proche de petites centrales solaires. Leur mise en service demandera des étapes techniques plus visibles, dont les études de raccordement, les contrats d’achat et les autorisations locales.
La portée réelle de cette annonce dépendra du passage des autorisations à la construction. Dans le solaire, un projet validé ne produit pas immédiatement. Il faut commander les panneaux, mobiliser les financements, aménager le terrain, installer les postes électriques et obtenir la mise sous tension. Les professionnels du secteur surveilleront donc le calendrier d’exécution, car le délai entre accord administratif et production effective peut atteindre plusieurs mois, parfois davantage lorsque le raccordement est complexe.

La STEG prépare le raccordement des nouveaux sites
L’arrivée de centaines de projets solaires place la STEG au centre du dispositif. L’entreprise publique devra organiser l’intégration de nouvelles capacités intermittentes dans un système encore largement construit autour de centrales thermiques. Le solaire produit fortement en milieu de journée, mais sa contribution baisse vite en soirée, moment où la demande domestique reste élevée. Cette contrainte impose un pilotage fin du réseau.
Le réseau électrique tunisien devra absorber des injections dispersées, parfois éloignées des grands centres de consommation. Les projets de 1 MW et 2 MW peuvent faciliter une production plus proche des usages locaux, mais ils multiplient les points de raccordement. Chaque site impose des vérifications de tension, de protection et de stabilité. Sans renforcement ciblé, certaines zones risquent de connaître des files d’attente techniques.
Pour les investisseurs privés, l’enjeu principal porte sur la visibilité économique. Le coût des panneaux a baissé sur les marchés internationaux, mais le financement demeure sensible aux taux d’intérêt, aux garanties bancaires et à la qualité des contrats. Les opérateurs attendent des procédures prévisibles, car un retard de raccordement peut modifier la rentabilité d’un projet. Les industriels, eux, regardent le solaire comme un outil de maîtrise des coûts, surtout lorsque la facture énergétique pèse sur la compétitivité.
Les régions intérieures pourraient tirer parti de cette dynamique si les projets se répartissent au-delà du littoral. Le photovoltaïque mobilise des compétences locales pendant les travaux, puis des équipes de maintenance pour le nettoyage, la surveillance et les interventions électriques. L’impact sur l’emploi restera limité par rapport à l’industrie lourde, mais il peut soutenir un tissu de sous-traitants. La prochaine étape consistera à connaître la localisation exacte des sites autorisés et leur calendrier de mise en service.

Questions fréquentes
- Quelle est la capacité totale des projets solaires autorisés ?
- La capacité cumulée atteint 455 MW, d’après les données rapportées par Mosaique FM. Ce total provient de 187 projets de 1 MW, de 119 projets de 2 MW et de trois projets de 10 MW.
- Ces projets solaires produisent-ils déjà de l'électricité ?
- Une autorisation ne signifie pas une production immédiate. Les porteurs de projets doivent encore finaliser le financement, construire les installations, obtenir le raccordement et passer les contrôles techniques avant la mise en service.
- Pourquoi le raccordement au réseau est-il important ?
- Le raccordement conditionne l’injection réelle de l’électricité solaire. Chaque site doit être compatible avec les capacités locales du réseau, les règles de sécurité et la stabilité de l’alimentation électrique.
À retenir
- 309 projets solaires ont été autorisés en Tunisie.
- La capacité totale annoncée atteint 455 MW.
- Les projets de 1 MW et 2 MW dominent le portefeuille.
- La STEG devra organiser le raccordement des nouveaux sites.




