Les factures d’énergie restent au centre des préoccupations des ménages. Selon des chiffres publiés par Selectra, 81 % des Français anticipent une hausse des prix, mais seuls 9 % prévoient de changer de fournisseur. Ce décalage éclaire une prudence durable face à un marché jugé complexe.
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Selectra relève 81 % d’inquiétude et 9 % de mobilité
La publication de Selectra, relayée le 11 août 2026, met en avant un contraste net entre perception du risque et passage à l’acte. La crainte d’une augmentation concerne 81 % des Français, un niveau élevé qui traduit la sensibilité du sujet après plusieurs années de variations tarifaires. La facture d’électricité ou de gaz reste un poste surveillé, surtout dans les foyers chauffés à l’énergie.
Le chiffre le plus significatif concerne la faible mobilité commerciale. Seuls 9 % des personnes citées envisagent de changer de fournisseur. Cette retenue ne signifie pas une absence d’intérêt pour les économies, mais plutôt une difficulté à identifier une offre jugée suffisamment claire, durable et sans risque. Beaucoup de ménages redoutent les conditions peu lisibles ou les remises temporaires.
Le marché de l’énergie impose une comparaison plus technique qu’un simple prix affiché. Le consommateur doit regarder le prix du kilowattheure, le montant de l’abonnement, l’évolution possible du contrat, les heures pleines et creuses, la qualité du service client ou encore la date de révision des tarifs. Cette accumulation de critères freine les démarches, même lorsque la facture pèse davantage dans le budget mensuel.
La situation révèle aussi un effet d’inertie fréquent dans les services essentiels. Une partie des clients préfère conserver un contrat connu plutôt que s’exposer à une mauvaise surprise. Les associations de consommateurs observent régulièrement cette prudence sur les marchés ouverts à la concurrence. Dans l’énergie, elle se renforce quand les annonces tarifaires se succèdent et que les repères publics restent difficiles à interpréter pour un foyer non spécialiste.

Prix fixes et comparateurs dominent les arbitrages en 2026
La faible intention de changement ne ferme pas la porte aux arbitrages. Les offres à prix fixes attirent les ménages qui veulent stabiliser leur budget sur plusieurs mois. Leur intérêt dépend du niveau de départ, de la durée de blocage et des clauses prévues au contrat. Une offre fixe peut rassurer, mais elle n’est pas automatiquement moins chère qu’une formule indexée.
Le tarif réglementé conserve un rôle de référence pour de nombreux clients, même lorsqu’ils ne le maîtrisent pas dans le détail. Les décisions de la CRE, les coûts de réseau et les évolutions du marché de gros nourrissent les anticipations de hausse. Selectra évoque aussi, dans ses contenus récents, des sujets sensibles comme Tempo, avec des jours rouges annoncés à plus de 0,70 € le kWh au 1er août 2026.
Les comparateurs cherchent à réduire cette complexité. Le Selectra Score, présenté sur le modèle d’une notation de A à E, vise à donner une lecture rapide de la qualité d’une offre. Ce type d’outil peut aider à filtrer les contrats, à condition de vérifier les hypothèses de consommation utilisées. Un foyer chauffé au gaz, un appartement tout électrique et une maison équipée d’un ballon d’eau chaude n’ont pas les mêmes priorités.
Avant de changer de fournisseur, les ménages ont intérêt à réunir une facture récente, leur consommation annuelle et leur option tarifaire. Le gain potentiel doit être comparé sur douze mois, pas uniquement sur une mensualité réduite. Selectra met en avant des économies pouvant atteindre 190 € par an face au tarif réglementé, mais ce montant dépend du profil, de la zone et du contrat choisi.

Questions fréquentes
- Pourquoi si peu de Français veulent-ils changer de fournisseur ?
- Beaucoup de ménages jugent les offres difficiles à comparer. Le prix du kilowattheure, l’abonnement, les options tarifaires et les conditions d’évolution du contrat créent une impression de risque.
- Un contrat à prix fixe protège-t-il toujours contre les hausses ?
- Il peut stabiliser une partie du prix pendant la durée prévue, mais son intérêt dépend du tarif de départ et des clauses du contrat. Une comparaison annuelle reste nécessaire.
- Quels éléments vérifier avant de changer d'offre d'énergie ?
- Il faut examiner la consommation annuelle, l’option heures pleines ou creuses, le prix de l’abonnement, le prix du kilowattheure, la durée des garanties et le service client.
À retenir
- 81 % des Français anticipent une hausse de l’énergie.
- Seuls 9 % envisagent de changer de fournisseur.
- La complexité des offres freine les démarches.
- Les prix fixes rassurent certains ménages en 2026.




