Stellantis et Factorial Energy ont placé leur batterie solide FEST dans une Dodge Charger Daytona de développement pour des essais sur route annoncés en juin 2026. Le test marque une étape technique importante pour la voiture électrique, sans valoir lancement commercial immédiat.
Stellantis teste la batterie FEST sur Dodge Charger Daytona
Le choix d’une muscle-car électrique n’est pas anodin. La Dodge Charger Daytona réclame une forte puissance, une masse maîtrisée et une alimentation capable d’encaisser des sollicitations répétées. En l’utilisant comme véhicule de développement, Stellantis confronte la technologie à des usages plus sévères qu’un simple roulage urbain. Les ingénieurs peuvent mesurer le comportement de la batterie lors des accélérations, des phases de récupération d’énergie et des trajets prolongés.
Cette expérimentation s’appuie sur la plateforme STLA Large, conçue pour accueillir des modèles électriques de grand gabarit au sein du groupe. Le prototype ne vise pas encore les concessions, mais un banc d’essai mobile. Les données recueillies sur route complètent les mesures de laboratoire, souvent insuffisantes pour détecter les effets des vibrations, des écarts de température, de l’humidité ou des cycles de charge répétés.
Dans ce programme, la batterie FEST de Factorial Energy remplace l’électrolyte liquide des batteries lithium-ion classiques par un électrolyte solide. Cette architecture promet une meilleure stabilité et une densité d’énergie plus élevée. Le principal intérêt réside dans la possibilité d’obtenir davantage d’autonomie sans augmenter autant le volume du pack. Pour un constructeur généraliste, le gain recherché concerne autant la performance que la réduction du poids embarqué.
Le recours à un prototype routier signale que le dossier quitte le stade de la démonstration isolée. Les équipes doivent désormais vérifier la compatibilité avec le système de gestion de batterie, l’électronique de puissance, le refroidissement et les logiciels de sécurité. Une cellule performante ne suffit pas à créer un véhicule fiable. Le pack complet doit supporter des milliers de kilomètres, des arrêts rapides, des recharges répétées et des usages variables selon les conducteurs.

18 minutes de recharge annoncées pour les essais 2026
La promesse la plus commentée porte sur la recharge, annoncée jusqu’à 18 minutes dans les communications relayées en juin. Ce chiffre doit être lu comme un objectif technique associé au prototype, pas comme une caractéristique déjà garantie sur un modèle de série. La durée réelle dépendra de la puissance acceptée par le véhicule, du niveau de charge visé, de la température du pack et de l’infrastructure disponible sur les bornes publiques.
Pour les conducteurs, l’enjeu dépasse la seule vitesse de recharge rapide. Une batterie solide doit aussi conserver ses performances au fil des cycles, limiter la chauffe et maintenir un niveau de sécurité élevé. Les essais routiers servent à vérifier ces points dans des conditions plus proches du quotidien. Trajets autoroutiers, stationnement au soleil, conduite sportive et recharge après forte sollicitation fournissent des informations impossibles à résumer par une seule donnée de laboratoire.
La bataille industrielle se jouera aussi sur la densité énergétique. Une batterie capable de stocker plus d’énergie dans un même espace peut améliorer l’autonomie ou permettre d’installer un pack plus compact. Dans les deux cas, le constructeur peut travailler sur le poids, le coût matière et l’habitabilité. Stellantis cherche ici à réduire l’écart entre la voiture électrique et les usages longues distances, encore sensibles pour une partie des acheteurs.
Le passage à l’industrialisation reste l’étape la plus lourde. Produire quelques packs de développement ne présente pas les mêmes contraintes que livrer des dizaines de milliers d’unités avec une qualité stable. Les matériaux, les procédés d’assemblage, le rendement des usines et le prix final pèseront autant que la performance pure. Les essais menés cette année servent donc de filtre technique avant toute décision de calendrier, de modèle ou de volume commercial.

Questions fréquentes
- Quelle technologie Stellantis teste-t-il avec Factorial Energy ?
- Stellantis teste une batterie solide FEST, développée avec Factorial Energy. Elle utilise un électrolyte solide à la place de l’électrolyte liquide des batteries lithium-ion classiques.
- La Dodge Charger Daytona équipée de cette batterie sera-t-elle vendue rapidement ?
- Aucune date commerciale n’a été annoncée pour une version de série. Le véhicule actuel sert à recueillir des données sur route et à valider le comportement du pack complet.
- Pourquoi la batterie solide intéresse-t-elle les constructeurs automobiles ?
- Elle peut offrir plus de densité énergétique, une meilleure stabilité thermique et des temps de recharge réduits. Ces gains doivent encore être confirmés à grande échelle.
À retenir
- Stellantis teste une batterie solide FEST sur route en 2026.
- La Dodge Charger Daytona sert de véhicule de développement.
- La recharge annoncée jusqu’à 18 minutes reste un objectif de prototype.
- L’industrialisation dépendra du coût, de la fiabilité et des volumes.




