La part des énergies renouvelables dans le mix indonésien atteint 17,3 %, selon une information publiée par VOI. ID le 2 septembre 2026. Ce niveau marque une progression visible pour l’archipel, mais il confirme aussi l’ampleur du chantier énergétique d’un pays encore très dépendant des combustibles fossiles.
L’Indonésie atteint 17,3 % d’énergie renouvelable
Le chiffre de 17,3 % donne une photographie utile du moment énergétique indonésien. Dans un pays de plus de 17 000 îles, la production, le transport et la distribution d’électricité ne répondent pas aux mêmes contraintes qu’en Europe continentale ou en Chine. L’archipel doit raccorder des territoires très dispersés, avec des besoins industriels concentrés autour de Java, Sumatra et Kalimantan.
Selon VOI. ID, cette part renouvelable traduit les efforts engagés par les autorités, sans effacer le rôle central du charbon. L’Indonésie dispose de ressources minières abondantes, utilisées depuis des années pour soutenir une électricité relativement bon marché. Cette réalité pèse sur le rythme de transformation du système, car fermer ou réduire rapidement les centrales existantes aurait des effets économiques et sociaux sensibles.
Le gouvernement doit donc arbitrer entre sécurité d’approvisionnement, coût pour les ménages et engagements climatiques. Les industriels demandent une énergie stable, notamment dans les secteurs du nickel, de la métallurgie et des batteries. Les ménages, de leur côté, restent exposés à toute hausse tarifaire. Le seuil annoncé n’est pas seulement un indicateur technique, il mesure aussi la capacité de Jakarta à modifier ses investissements sans fragiliser la croissance.
Pour les acteurs étrangers, cette trajectoire devient un signal important. Les banques de développement, les producteurs indépendants d’électricité et les équipementiers suivent de près la place accordée aux renouvelables dans les appels d’offres. Une part de 17,3 % confirme l’ouverture du marché, mais elle montre que les projets doivent composer avec des procédures administratives, des contrats d’achat d’électricité et des réseaux parfois saturés.

Jakarta accélère solaire, géothermie et réseaux insulaires
La marge de progression la plus visible concerne le solaire. Les autorités ont déjà mis en avant un programme de 3,6 GW supplémentaires de panneaux photovoltaïques sur les toits, destiné à réduire la pression sur les centrales thermiques et à rapprocher la production des lieux de consommation. Dans les zones urbaines, cette approche peut limiter les pertes liées au transport d’électricité.
La géothermie représente un autre levier stratégique. Située sur la ceinture de feu du Pacifique, l’Indonésie possède un potentiel important, mais les projets exigent des forages coûteux et des études de terrain longues. Les risques géologiques freinent parfois les investisseurs privés, car le retour sur investissement dépend fortement de la qualité des ressources découvertes après les premières campagnes d’exploration.
Le défi des réseaux reste central. Sur les petites îles, les centrales diesel conservent un rôle fréquent, faute d’interconnexions suffisantes. Des micro-réseaux associant solaire, batteries et pilotage numérique peuvent réduire les importations de carburant, mais leur déploiement demande une maintenance locale, des techniciens formés et des modèles tarifaires adaptés. Sans ces conditions, les installations risquent de perdre en performance après quelques années.
Jakarta met aussi en avant son objectif de baisse des émissions de 31,9 % d’ici 2030. Pour s’en approcher, l’État devra accélérer les raccordements, simplifier les procédures et sécuriser les contrats d’achat. Le niveau actuel de 17,3 % constitue un point d’appui, pas une garantie. La prochaine étape dépendra de la capacité du pays à transformer ses annonces en centrales raccordées, financées et effectivement utilisées par les consommateurs.

Questions fréquentes
- Que signifie la part de 17,3 % annoncée pour l’Indonésie ?
- Elle indique la proportion des énergies renouvelables dans le mix énergétique indonésien, selon VOI.ID. Ce niveau montre une progression, mais il reste limité face au poids du charbon et aux besoins croissants d’électricité.
- Pourquoi la transition énergétique indonésienne est-elle complexe ?
- L’Indonésie est un archipel très étendu, avec des réseaux électriques fragmentés, des îles isolées et une forte demande industrielle. Le pays doit développer de nouvelles capacités tout en maintenant des prix supportables pour les ménages.
- Quelles technologies peuvent faire progresser les renouvelables ?
- Le solaire en toiture, la géothermie, les micro-réseaux, les batteries et la modernisation des lignes électriques figurent parmi les solutions les plus citées. Leur réussite dépendra du financement, des raccordements et de la maintenance locale.
À retenir
- Les renouvelables atteignent 17,3 % du mix indonésien.
- Le charbon conserve un poids important dans l’approvisionnement.
- Jakarta mise sur le solaire, la géothermie et les réseaux insulaires.
- L’objectif climatique de 31,9 % d’ici 2030 exige des investissements rapides.




