Les deux réacteurs de la centrale nucléaire de Chooz, dans les Ardennes, sont à l’arrêt ce 4 août 2026 en raison de la sécheresse et du faible débit de la Meuse. EDF a stoppé l’unité de production numéro 1 samedi 1er août à 23h05, tandis que le réacteur numéro 2 est déjà arrêté depuis le 11 juillet.
Sommaire
EDF arrête Chooz 1 après la baisse de la Meuse
La décision prise par EDF s’inscrit dans un cadre réglementaire précis. L’énergéticien indique avoir procédé à l’arrêt de Chooz 1 afin de respecter l’accord franco-belge du 8 septembre 1998 relatif à la gestion des eaux de la Meuse. Ce texte encadre l’utilisation du fleuve, en particulier lorsque les conditions hydrologiques deviennent tendues durant les épisodes de sécheresse.
La centrale de Chooz se situe dans un méandre de la Meuse, à quelques kilomètres de la frontière belge. Son fonctionnement dépend du cours d’eau, utilisé pour les besoins de refroidissement des installations. Quand le débit baisse, EDF doit adapter la production pour préserver les usages en aval, notamment l’alimentation en eau, les activités économiques et les équilibres des milieux aquatiques.
L’arrêt du premier réacteur ne traduit pas une anomalie de sûreté signalée par l’exploitant. Il correspond à une mesure d’exploitation liée aux contraintes environnementales. Le second réacteur est, lui, déjà arrêté depuis le 11 juillet dans le cadre du même dispositif. La centrale, composée de deux unités de forte puissance, ne produit donc plus d’électricité à ce stade.
Le mécanisme prévu par l’accord franco-belge précise que le fonctionnement des unités de production peut être adapté pour garantir un débit suffisant aux différents usagers du fleuve, en France comme en Belgique. Sur le terrain, cette contrainte se remarque par l’absence de panache au-dessus des installations, signe visible pour les riverains que les unités ne rejettent plus de vapeur liée à la production.

Cattenom rejoint Chooz dans les restrictions liées à l’eau
La situation ne concerne pas seulement les Ardennes. EDF a également mis à l’arrêt un réacteur de la centrale de Cattenom, en Moselle, en raison de la baisse du débit de la Moselle. Au total, trois réacteurs nucléaires étaient donc arrêtés lundi 3 août dans l’est du pays, sur fond de sécheresse persistante et de températures élevées.
Ces décisions illustrent la dépendance d’une partie du parc nucléaire français aux ressources en eau. Les centrales situées en bord de fleuve doivent respecter des limites de débit et de température pour éviter une pression excessive sur les cours d’eau. Dans le cas de la Moselle comme de la Meuse, l’objectif affiché par EDF consiste à limiter l’impact sur les écosystèmes aquatiques.
Pour le réseau électrique, l’arrêt de plusieurs unités réduit temporairement la disponibilité de production. Chooz dispose habituellement de deux réacteurs d’environ 1 450 mégawatts chacun, tandis que les unités de Cattenom appartiennent à la catégorie des réacteurs de 1 300 mégawatts. La perte de puissance disponible reste gérée par l’exploitant et le gestionnaire du réseau, dans un système électrique interconnecté.
L’épisode intervient durant une période où les fortes chaleurs pèsent déjà sur plusieurs infrastructures. EDF indique adapter la puissance de certaines unités lorsque les seuils environnementaux l’exigent. Cette gestion au cas par cas devient un élément central de l’exploitation en été, avec un équilibre à trouver entre production électrique, sécurité d’approvisionnement et préservation des cours d’eau fragilisés par le manque de pluie.

Questions fréquentes
- Pourquoi les réacteurs de Chooz sont-ils arrêtés ?
- EDF a arrêté les deux unités en raison du faible débit de la Meuse. L’exploitant applique l’accord franco-belge du 8 septembre 1998, qui prévoit une adaptation du fonctionnement de la centrale pour garantir un débit suffisant aux usagers du fleuve.
- La sûreté nucléaire est-elle en cause à Chooz ?
- Les informations communiquées indiquent une décision liée aux contraintes environnementales et hydrologiques. L’arrêt vise à respecter les règles de gestion de l’eau, sans anomalie de sûreté signalée dans les éléments disponibles.
- D'autres centrales sont-elles concernées par la sécheresse ?
- Oui. EDF a aussi mis à l’arrêt un réacteur de Cattenom, en Moselle, en raison de la baisse du débit de la Moselle. Plusieurs unités peuvent également voir leur puissance adaptée lors des épisodes de chaleur.
À retenir
- Les deux réacteurs de Chooz sont à l’arrêt ce 4 août 2026.
- EDF invoque le faible débit de la Meuse et l’accord franco-belge de 1998.
- Un réacteur de Cattenom est également arrêté en Moselle.
- La sécheresse impose des ajustements de production nucléaire en été.
Sources
- À cause de la sécheresse, les deux réacteurs de la centrale nucléaire de Chooz sont à l’arrêt
- Face à la sécheresse, EDF met à l'arrêt trois réacteurs de deux centrales nucléaires
- Sécheresse : trois réacteurs nucléaires à l’arrêt en raison de la baisse des débits de la Meuse et de la Moselle
- Sécheresse et fortes chaleurs : trois réacteurs nucléaires mis à l'arrêt par EDF | TF1 Info
- Ardennes : la centrale nucléaire de Chooz à l'arrêt en raison de la sécheresse – ICI




