La France ressort comme la place la moins chère du marché de gros européen ce mardi 4 août 2026, d’après Selectra. Cette donnée concerne le prix spot day-ahead, hors taxes, auquel s’échangent producteurs et fournisseurs avant livraison. Elle ne se traduit pas mécaniquement dans la facture des ménages, mais elle signale une détente relative du système français. Dimanche 2 août, la moyenne française atteignait 99 €/MWh, avant une remontée à 132 €/MWh lundi 3 août.
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Selectra place la France en tête ce 4 août
La publication du jour s’inscrit dans une séquence très mobile pour le marché européen. Selectra avait déjà relevé, dimanche 2 août, une première place française dans un panel de 11 pays voisins, avec 99 €/MWh en moyenne sur la journée. La Belgique suivait à 104 €/MWh, l’Allemagne et les Pays-Bas à 105 €/MWh, loin devant le Royaume-Uni à 152 €/MWh et l’Italie à 164 €/MWh.
Lundi 3 août, la situation s’était tendue. La France était remontée à 132 €/MWh, derrière les Pays-Bas à 123 €/MWh et la zone Allemagne-Luxembourg à 128 €/MWh. Le signal du mardi 4 août marque donc un retour au bas du classement européen observé par Selectra, sans que le fournisseur de données ne mette en avant, dans le titre consulté, un montant moyen précis pour cette journée.
Ces mouvements illustrent la logique du prix spot, fixé heure par heure pour le lendemain sur les places de marché. Les écarts les plus marqués apparaissent souvent entre le début d’après-midi, lorsque la production solaire pèse sur les prix, et le début de soirée, moment de forte consommation. Lundi, Selectra indiquait un creux à 47 €/MWh à 13 heures, contre un pic à 187 €/MWh à 20 heures.
La comparaison européenne doit être lue avec prudence. Elle porte sur un marché de gros hors taxes, pas sur le prix complet payé par un particulier. Les interconnexions, la disponibilité nucléaire, les barrages, la météo et la demande industrielle modifient rapidement l’équilibre entre pays. Un prix français plus bas peut favoriser les exportations vers les voisins, tout en reflétant une production nationale plus disponible à l’heure considérée.

Le tarif réglementé reste distinct du marché EPEX
Pour les ménages, le classement du 4 août ne modifie pas instantanément la mensualité. Le tarif réglementé intègre la fourniture d’énergie, l’acheminement sur les réseaux, les taxes et l’abonnement. Il repose sur des règles publiques et sur des périodes de calcul plus longues que la cotation quotidienne du marché EPEX. Cette différence explique pourquoi une baisse ponctuelle du prix de gros peut rester invisible sur une facture reçue quelques semaines plus tard.
En août 2026, Selectra situe la France parmi les pays relativement compétitifs pour les particuliers, avec 0,1940 €/kWh TTC au tarif réglementé. La moyenne de l’Union européenne mentionnée par le comparateur atteint 0,2071 €/kWh. L’Allemagne ressort beaucoup plus haut, à 0,3892 €/kWh, quand la Hongrie affiche le niveau le plus bas de l’Union à 0,0980 €/kWh. La France apparaît 18e pays le moins cher sur 43 pays européens analysés.
Les offres de marché peuvent créer un écart supplémentaire. Selectra indique qu’en août 2026, l’offre Confort+ de Primeo Energie permet une économie estimée à 171 €/an face au tarif réglementé. Ce chiffre dépend du profil de consommation, de la puissance souscrite, de la zone de réseau et des conditions contractuelles. Les foyers équipés d’un chauffage électrique n’ont pas le même intérêt qu’un appartement consommant peu.
La volatilité horaire concerne surtout les contrats indexés ou les usages pilotables. Lancer certains appareils en heures creuses reste utile pour les clients ayant cette option, mais les créneaux ne suivent pas toujours les prix de gros les plus bas. Les bornes de recharge, ballons d’eau chaude et systèmes de chauffage programmables sont les équipements les plus sensibles à ces signaux. Dans un été marqué par des pointes de demande liées à la chaleur, le pilotage de consommation prend une valeur plus concrète pour le réseau.

Questions fréquentes
- Pourquoi la France est-elle moins chère ce 4 août 2026 ?
- Le prix de gros dépend de l’équilibre entre production et consommation pour chaque heure du lendemain. Une meilleure disponibilité du parc français, une demande moins forte ou une production renouvelable abondante peuvent tirer le prix vers le bas par rapport aux pays voisins.
- Cette baisse réduit-elle directement la facture des particuliers ?
- Non. Le prix spot concerne les échanges entre producteurs et fournisseurs. La facture des particuliers inclut aussi l’abonnement, les taxes, les coûts de réseau et les conditions du contrat. L’effet d’une baisse ponctuelle peut être limité ou différé.
- Faut-il changer d'offre d'électricité en août 2026 ?
- Une comparaison peut être utile, surtout pour les foyers à forte consommation. Il faut vérifier le prix du kWh, l’abonnement, la durée des garanties, les conditions de révision et la compatibilité avec les usages du logement.
À retenir
- La France ressort au plus bas du marché de gros européen ce 4 août 2026.
- Le signal concerne le prix spot hors taxes, pas directement la facture des ménages.
- Le tarif réglementé français atteint 0,1940 €/kWh TTC en août 2026.
- Certaines offres de marché affichent des économies face au tarif réglementé.
Sources
- Prix de l'électricité dans le monde : où se situe la France en 2026 ?
- Électricité gratuite ce 2 août : les heures exactes où l'électricité ne coûte rien
- Prix de l'électricité ce lundi 3 août : l'heure pour lancer vos appareils au meilleur prix
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