L’armée française a choisi la deeptech Greenerwave pour préparer ses futurs terminaux de communications satellitaires. Le dossier passe par la DGA et vise une nouvelle génération d’antennes orientée défense, avec un objectif clair, gagner en agilité opérationnelle et en maîtrise technologique.
Le mouvement s’inscrit dans une tendance lourde des armées européennes, sécuriser les liaisons, réduire la dépendance aux chaînes d’approvisionnement sensibles, et obtenir des équipements plus sobres en énergie. Greenerwave met en avant des terminaux multi-orbite et à faible consommation, un positionnement qui colle aux contraintes du terrain.
La trajectoire de l’entreprise le montre, Greenerwave multiplie les partenariats industriels et commerciaux autour de ses antennes plates, en France et en Europe. Les briques technologiques existent, reste à les industrialiser, les qualifier et les déployer à l’échelle des forces.
Sommaire
- 1 La DGA retient Greenerwave pour des antennes intelligentes
- 2 Antennes plates, multi-orbite, faible consommation: la promesse Greenerwave
- 3 Airbus Defence and Space et Greenerwave: deux nouveaux contrats
- 4 Telespazio France: un canal de diffusion défense et gouvernement en Europe
- 5 Ce que le choix Greenerwave dit des priorités opérationnelles
- 6 À retenir
- 7 Questions fréquentes
- 8 Sources
La DGA retient Greenerwave pour des antennes intelligentes
La sélection de Greenerwave par la DGA porte sur le développement d’une nouvelle génération d’antennes décrites comme intelligentes, en lien avec Airbus. L’information est rapportée par Zone Militaire, qui évoque un programme destiné à préparer les futurs terminaux satellitaires des armées françaises et un cadre financier annoncé à 120 millions d’euros.[4]
Concrètement, il s’agit de doter les forces de terminaux plus adaptés aux usages actuels, mobilité, besoin de débits, résilience face aux brouillages et aux environnements dégradés. Les terminaux satcom sont devenus des équipements de première nécessité, pour le commandement, la coordination interarmées, la remontée de renseignement et les liaisons au profit des unités déployées.
Le choix d’une deeptech française répond aussi à une logique de chaîne de valeur. Dans la défense, l’antenne et le terminal ne sont pas de simples accessoires, ils conditionnent l’accès au service satellitaire, la discrétion électromagnétique, la facilité de déploiement et la compatibilité avec plusieurs constellations. Et après? Les étapes clés se jouent sur l’industrialisation, la qualification et l’intégration dans des architectures existantes.
Antennes plates, multi-orbite, faible consommation: la promesse Greenerwave
Greenerwave se positionne sur le contrôle des ondes électromagnétiques et met en avant des antennes plates conçues pour des usages multi-orbite et à très faible consommation. Dans son annonce avec Airbus Defence and Space, l’entreprise insiste sur des antennes reconnues pour leur capacité multi-orbite et leur sobriété énergétique.[3]

Ce couple multi-orbite et basse consommation répond à deux irritants opérationnels. D’abord, la multi-orbite, qui vise la compatibilité avec différents types de satellites, ce qui peut renforcer la continuité de service et offrir plus d’options de connectivité selon la mission. Ensuite, l’énergie, parce que sur le terrain, la contrainte batterie, groupe électrogène ou alimentation véhicule pèse sur la durée et la discrétion.
Reste un détail, la souveraineté ne se limite pas au drapeau sur la fiche produit. Elle se joue dans la maîtrise des composants critiques, des logiciels, des procédés de fabrication, et dans la capacité à maintenir en condition opérationnelle sans dépendances bloquantes. Les communications satellitaires, par nature, exposent vite les dépendances technologiques.
La communication de Greenerwave et d’Airbus mentionne aussi un objectif de soutien à la Base industrielle et technologique de défense française et européenne, et une logique de souveraineté technologique dans les terminaux de défense.[3]
Souveraineté satcom, les enjeux clés
Airbus Defence and Space et Greenerwave: deux nouveaux contrats
Greenerwave et Airbus Defence and Space ont annoncé le renforcement de leur partenariat en satcom via deux nouveaux contrats.[3] Airbus explique s’appuyer sur ces antennes pour renforcer ses solutions de communications satellitaires de bout en bout, un signal important, l’équipement terminal devient une brique structurante de l’offre, pas un simple périphérique.
Dans la défense, ce type d’accord sert souvent de passerelle entre la R& D et les programmes. Airbus apporte l’intégration système, l’expérience des environnements sécurisés et l’accès à des architectures déjà en place. Greenerwave apporte une technologie d’antenne qui vise la compacité et l’efficacité énergétique.
Autre point. Airbus met en avant son expérience dans le domaine des communications satellitaires sécurisées, ce qui ancre le partenariat dans un cadre défense, avec des exigences de robustesse, de résilience et de cybersécurité. De son côté, Greenerwave revendique une contribution à une nouvelle génération de terminaux pour applications de défense.[3]
Ce tandem a aussi une dimension industrielle. Les armées n’achètent pas une innovation, elles achètent une capacité livrable, maintenable, soutenable. L’enjeu est de transformer une promesse technologique en produit qualifié, puis en flotte homogène, avec des procédures, des pièces, et une maintenance.
Telespazio France: un canal de diffusion défense et gouvernement en Europe
Greenerwave a aussi signé un accord stratégique avec Telespazio France, filiale du groupe Leonardo, pour déployer et distribuer des terminaux satcom multi-orbite, sobres en énergie et présentés comme souverains sur les marchés défense et gouvernement en Europe.[1]
Selon l’annonce, Telespazio France doit distribuer ces terminaux à faible consommation et multi-orbite (GEO/LEO) vers des secteurs prioritaires gouvernement, défense et sécurité en France, en Europe et au Royaume-Uni.[1] La logique est simple, passer d’une technologie à une offre accessible via un acteur déjà implanté dans les écosystèmes institutionnels.
Ce type d’accord pèse aussi sur la crédibilité à l’export. Les marchés défense demandent des références, des partenaires capables de porter l’intégration, le support et la conformité réglementaire. Pour une deeptech, s’adosser à un industriel et à un acteur de services satcom peut accélérer le passage à l’échelle.
Côté doctrine, la multiplication des orbites et des constellations change la donne. Les armées cherchent des solutions capables de basculer, de s’adapter et de rester opérables dans la durée. Les terminaux deviennent un point de contrôle stratégique, parce qu’ils conditionnent l’accès à ces réseaux.
À retenir sur Greenerwave et les terminaux satcom militaires
- Greenerwave est retenue par la DGA pour une nouvelle génération d’antennes destinées aux armées.[4]
- L’entreprise met en avant des terminaux multi-orbite et à faible consommation.[1][3]
- Airbus Defence and Space renforce son partenariat avec Greenerwave via deux contrats.[3]
- Telespazio France devient un canal de distribution sur les marchés défense et gouvernement en Europe.[1]
Ce que le choix Greenerwave dit des priorités opérationnelles
Le choix d’une solution centrée sur le terminal et l’antenne raconte une priorité, la connectivité ne se joue pas seulement dans l’espace, elle se joue au sol. Une constellation performante ne sert à rien si le terminal est trop énergivore, trop fragile, trop complexe à déployer, ou trop dépendant d’une chaîne d’approvisionnement risquée.
Le problème? Les armées veulent tout à la fois, mobilité, robustesse, sécurité, interopérabilité, disponibilité, et maîtrise des coûts de possession. Les arbitrages se font souvent sur des détails concrets, poids, consommation, facilité de pointage, compatibilité multi-orbite, capacité à être mis à jour, et soutien industriel.
Dans ce cadre, Greenerwave se place sur un segment critique. Les annonces avec Airbus et Telespazio suggèrent une stratégie en deux temps, consolider une base industrielle et programmatique en France, puis ouvrir des débouchés européens via un réseau de distribution orienté défense et gouvernement.[1][3]
Pour les forces françaises, l’enjeu est aussi de préparer des terminaux qui suivent l’évolution des usages, multiplication des capteurs, besoin de liaisons permanentes, et opérations dans des environnements contestés. La suite dépendra de la capacité à transformer ce choix en équipements livrés, supportés et déployés au bon niveau d’exigence.
FAQ sur Greenerwave, la DGA et les terminaux satellites
Pourquoi la DGA s’intéresse-t-elle aux terminaux satcom?
Parce que le terminal conditionne l’accès aux communications satellitaires sur le terrain, avec des contraintes fortes de mobilité, d’énergie et de résilience.
Que signifie multi-orbite pour un terminal satcom?
Cela renvoie à la capacité annoncée de fonctionner avec plusieurs types d’orbites, par exemple GEO et LEO, ce qui peut offrir plus d’options de connectivité selon les besoins.[1]
Quel rôle joue Airbus Defence and Space dans ce dossier?
Airbus annonce deux nouveaux contrats avec Greenerwave pour renforcer ses solutions satcom, en s’appuyant sur des antennes plates reconnues pour leur multi-orbite et leur faible consommation.[3]
Pourquoi un accord avec Telespazio France compte pour Greenerwave?
Parce que Telespazio France annonce la distribution des terminaux Greenerwave vers les marchés défense et gouvernement en Europe, ce qui structure l’accès commercial et le déploiement.[1]
Quel est l’enjeu de souveraineté évoqué par Greenerwave et ses partenaires?
Les communications satcom touchent à des capacités critiques. Les partenaires mettent en avant une logique de souveraineté et de soutien à la base industrielle de défense.[1][3]
Greenerwave retenue, ce qui change
- La DGA retient Greenerwave pour une nouvelle génération d’antennes, selon Zone Militaire.
- Le projet est annoncé en lien avec Airbus.
- Airbus Defence and Space et Greenerwave annoncent deux nouveaux contrats.
- Greenerwave et Telespazio France signent un accord stratégique de distribution en Europe.
- Les terminaux mis en avant sont annoncés multi-orbite et à faible consommation.
À retenir
- La DGA retient Greenerwave pour développer une nouvelle génération d’antennes destinées aux armées.
- Zone Militaire évoque un cadre annoncé à 120 millions d’euros pour ce développement.
- Airbus Defence and Space renforce son partenariat avec Greenerwave via deux nouveaux contrats.
- Greenerwave et Telespazio France signent un accord de distribution de terminaux satcom multi-orbite et sobres en énergie en Europe.
Questions fréquentes
- Pourquoi la DGA choisit-elle une deeptech comme Greenerwave ?
- Le programme vise une nouvelle génération d’antennes pour les futurs terminaux satcom. Greenerwave apporte une technologie d’antenne plate orientée faible consommation et multi-orbite, en lien avec des partenaires industriels.
- Que recouvre l’expression « terminaux satcom souverains » ?
- Les annonces de Greenerwave mettent en avant une offre présentée comme souveraine pour les marchés gouvernement et défense, avec une logique de maîtrise technologique et industrielle autour du terminal.
- Quel est le rôle d’Airbus Defence and Space avec Greenerwave ?
- Airbus Defence and Space annonce renforcer son partenariat avec Greenerwave via deux nouveaux contrats et intégrer ces antennes à ses solutions de communications satellitaires.
- Pourquoi la multi-orbite (GEO/LEO) est-elle mise en avant ?
- Selon l’accord avec Telespazio France, les terminaux Greenerwave sont annoncés multi-orbite GEO/LEO, ce qui vise à élargir les options d’accès aux services satellitaires selon les besoins opérationnels.
Sources
- Greenerwave and Telespazio France sign strategic agreement to distribute multi-orbit, low-power and sovereign satcom terminals in europe
- Press • Greenerwave
- Airbus Defence and Space and Greenerwave strengthen their strategic partnership in satellite communications through two new contracts
- intelligents» à Greenerwave pour 120 millions d'euros – Zone Militaire
- Presse – Greenerwave




