2 indices au vert aux EAU, le DFM reconnu par la Finma, ce statut surprend les investisseurs

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Les bourses des Émirats arabes unis repassent au vert au moment où Dubai Financial Market (DFM) franchit une étape réglementaire en Europe: la Finma le reconnaît comme plateforme de négociation étrangère. Ce double signal, marché et supervision, compte pour la liquidité et l’accès des acteurs suisses.

Le rebond des indices locaux s’inscrit dans un climat où les places financières cherchent à attirer davantage d’investisseurs internationaux et à fluidifier les échanges. Dans ce contexte, la reconnaissance accordée par l’autorité suisse ne relève pas d’un simple tampon administratif: elle conditionne, en Suisse, les modalités d’accès direct de certains établissements aux services d’une plateforme étrangère, selon le cadre décrit par la Finma.

Ce que change la reconnaissance Finma pour l’accès au Dubai Financial Market

La Finma explique que les plates-formes de négociation étrangères doivent obtenir une reconnaissance au titre de l’art. 41 LIMF pour pouvoir accorder à des participants suisses surveillés par la Finma un accès direct à leurs services. L’idée est simple: un établissement suisse soumis à la surveillance ne peut pas se connecter librement à n’importe quelle infrastructure étrangère, il faut un cadre de reconnaissance.

Ce mécanisme vise aussi les cas où des titres de participation de sociétés ayant leur siège en Suisse sont négociés sur une plateforme étrangère, ou lorsque cette plateforme permet de négocier de tels titres d’une autre manière, selon les précisions de la Finma sur les obligations de reconnaissance particulières.

Résultat: pour les acteurs suisses concernés, la reconnaissance clarifie la voie réglementaire pour accéder aux services de négociation d’une place comme le DFM. Pour le marché émirati, c’est un argument de crédibilité et de standardisation des relations avec une juridiction réputée exigeante en matière de surveillance.

Les obligations qui accompagnent une infrastructure étrangère reconnue en Suisse

La reconnaissance n’est pas une formalité sans contrepartie. La Finma indique que les infrastructures des marchés financiers étrangères reconnues en Suisse doivent respecter des obligations de déclarer et d’informer à l’égard de l’autorité. La Finma précise aussi qu’elle reçoit des autorités de surveillance étrangères d’autres informations relatives à ces infrastructures.

Dans la pratique, ce type d’architecture repose sur deux piliers: d’un côté, la plateforme reconnue doit jouer le jeu de la transparence vis-à-vis du superviseur suisse; de l’autre, la coopération entre autorités permet de consolider la surveillance, surtout quand les flux de négociation traversent les frontières.

Pour un investisseur, ces éléments sont moins visibles que la variation quotidienne d’un indice, mais ils pèsent sur le fonctionnement concret d’un marché: conditions d’accès, exigences de reporting, et capacité des superviseurs à suivre les risques opérationnels et de marché.

DFM, une place qui met en avant trading, compensation et règlement-livraison

Sur son site, Dubai Financial Market présente son rôle comme celui d’une place fournissant des produits et services pour conduire le trading, la compensation, le règlement et le dépositaire de titres, avec l’objectif d’un environnement efficient, transparent et liquide. Le DFM met également en avant des parcours très concrets pour les investisseurs, comme la possibilité de demander un Investor Number (NIN) afin de négocier des titres cotés sur le DFM et Nasdaq Dubai.

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DFM, une place qui met en avant trading, compensation et règlement-livraison

Ce rappel est utile pour comprendre ce que recouvre, au-delà des cours de Bourse, la notion d’ infrastructure: ce n’est pas seulement un carnet d’ordres. C’est une chaîne complète qui va de l’exécution à la finalisation des transactions, avec des règles, des membres autorisés, et des procédures en cas d’incident.

La Finma, de son côté, définit les infrastructures des marchés financiers comme incluant les bourses, systèmes multilatéraux de négociation, contreparties centrales, dépositaires centraux, référentiels centraux et systèmes de paiement. Elle souligne que ces infrastructures standardisent, automatisent et accélèrent les étapes de traitement, ce qui contribue à abaisser les coûts et à réduire les risques inhérents au négoce, à la compensation et au règlement des transactions sur instruments financiers.

Un signal de crédibilité internationale, dans un marché qui cherche des investisseurs long terme

Au-delà de la seule question de l’accès des participants suisses, la reconnaissance par la Finma renvoie à un enjeu d’image: une place qui multiplie les passerelles réglementaires peut apparaître plus lisible pour des investisseurs institutionnels, sensibles à la qualité de la supervision et à la robustesse des infrastructures.

Le DFM communique aussi sur des engagements liés à la transparence et à la durabilité. D’après l’initiative United Nations Sustainable Stock Exchanges (SSE), le DFM a annoncé en 2016 être devenu une Partner Exchange de l’initiative, dans une démarche visant à promouvoir la performance en matière de durabilité et la transparence sur les marchés de capitaux. Dans le même communiqué, des responsables du DFM évoquent un travail avec investisseurs, entreprises et régulateurs, et la promotion d’une meilleure divulgation ESG parmi les sociétés cotées.

Pris ensemble, ces éléments dessinent une stratégie classique des places financières en concurrence: renforcer la confiance via des cadres de reconnaissance, et attirer des flux plus stables en mettant en avant des standards de transparence. Dans le quotidien des marchés, ce type d’alignement peut se traduire par plus de contreparties potentielles, un accès simplifié pour certains acteurs, et une meilleure comparabilité des pratiques.

Le rebond des bourses des EAU, et ce que cela implique pour les investisseurs

Le retour au vert des bourses des Émirats arabes unis, tel que rapporté par Zonebourse Suisse, rappelle un point simple: même quand l’actualité se focalise sur les autorisations et les statuts, la dynamique de marché reste le juge de paix. Un marché qui remonte attire l’attention, mais il met aussi en évidence le besoin d’accès efficaces et de règles claires pour les intervenants étrangers.

Résultat: pour les investisseurs et intermédiaires qui opèrent dans un cadre suisse, la reconnaissance du DFM par la Finma peut compter au moment de définir une organisation de trading, de choisir des canaux d’accès, ou de cadrer des procédures de conformité. Pour les sociétés cotées et la place émiratie, c’est un élément de plus dans la boîte à outils pour élargir la base d’investisseurs et consolider la réputation de l’infrastructure.

La suite se jouera dans la capacité des acteurs à convertir ces signaux en flux concrets, et dans la manière dont les autorités, côté Suisse comme côté Émirats, feront vivre la coopération et les obligations d’information qui accompagnent ce type de reconnaissance.

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FAQ

Qu’est-ce que la Finma reconnaît exactement?
La Finma reconnaît des plates-formes de négociation étrangères selon le cadre prévu par la LIMF, afin qu’elles puissent offrir un accès direct à des participants suisses surveillés par la Finma.

À quoi sert cette reconnaissance pour une banque ou un courtier suisse?
Elle encadre l’accès direct aux services d’une plateforme étrangère, dans un dispositif de supervision qui vise à sécuriser l’organisation des échanges et les obligations associées.

Quelles obligations s’appliquent aux infrastructures étrangères reconnues?
La Finma indique qu’elles doivent respecter des obligations de déclarer et d’informer à son égard, et que l’autorité reçoit également des informations d’autorités de surveillance étrangères.

Que fait concrètement Dubai Financial Market au-delà de la cotation?
Le DFM met en avant des services couvrant trading, clearing, settlement et depository de titres, et propose des démarches pour permettre aux investisseurs de négocier des titres listés sur le DFM et Nasdaq Dubai.

Le DFM a-t-il des engagements sur la durabilité des marchés?
D’après l’initiative UN Sustainable Stock Exchanges, le DFM a annoncé en 2016 avoir rejoint l’initiative en tant que Partner Exchange, avec un discours axé sur la transparence et la promotion de pratiques liées à la durabilité.

Questions fréquentes

Qu’est-ce que la Finma reconnaît exactement ?
La Finma reconnaît des plates-formes de négociation étrangères selon le cadre prévu par la LIMF, afin qu’elles puissent offrir un accès direct à des participants suisses surveillés par la Finma.
À quoi sert cette reconnaissance pour une banque ou un courtier suisse ?
Elle encadre l’accès direct aux services d’une plateforme étrangère, dans un dispositif de supervision qui vise à sécuriser l’organisation des échanges et les obligations associées.
Quelles obligations s’appliquent aux infrastructures étrangères reconnues ?
La Finma indique qu’elles doivent respecter des obligations de déclarer et d’informer à son égard, et que l’autorité reçoit également des informations d’autorités de surveillance étrangères.
Que fait concrètement Dubai Financial Market au-delà de la cotation ?
Le DFM met en avant des services couvrant trading, compensation, règlement-livraison et dépositaire de titres, et propose des démarches pour permettre aux investisseurs de négocier des titres listés sur le DFM et Nasdaq Dubai.
Le DFM a-t-il des engagements sur la durabilité des marchés ?
D’après l’initiative UN Sustainable Stock Exchanges, le DFM a annoncé en 2016 avoir rejoint l’initiative en tant que Partner Exchange, avec un discours axé sur la transparence et la promotion de pratiques liées à la durabilité.

À retenir

  • Les bourses des Émirats arabes unis repassent au vert, selon Zonebourse Suisse.
  • La Finma reconnaît le Dubai Financial Market comme plateforme de négociation étrangère au sens de la LIMF.
  • La reconnaissance vise à permettre l’accès direct de participants suisses surveillés par la Finma aux services de la plateforme.
  • Les infrastructures étrangères reconnues doivent respecter des obligations de déclarer et d’informer à l’égard de la Finma.
  • Le DFM met en avant une chaîne couvrant trading, compensation, règlement-livraison et dépositaire, et communique aussi sur la transparence via l’initiative SSE de l’ONU.
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