La NAICOM a remis à NETAPPS une licence de Partnering Insurtech lors d’une cérémonie officielle au Nigeria. L’autorité de régulation présente cette décision comme un levier pour accélérer l’innovation numérique et élargir l’accès aux services d’assurance.
L’annonce s’inscrit dans un mouvement de structuration du marché InsurTech nigérian, avec des licences dédiées et une communication plus offensive de la régulation sur ses priorités. Selon NAICOM, l’objectif est double: moderniser l’industrie tout en gardant un cap sur la protection des assurés et l’intégrité du marché.
Sommaire
- 1 Une licence Partnering Insurtech remise à NETAPPS lors d’une cérémonie
- 2 Les priorités affichées par Olusegun Ayo Omosehin: protection du consommateur et innovation
- 3 Un cadre partnering qui organise la collaboration entre InsurTech et assureurs
- 4 CBI Partnering Insurtech Ltd, première entreprise pleinement licenciée selon NAICOM
- 5 FAQ
- 6 Questions fréquentes
- 7 À retenir
- 8 Sources
Une licence Partnering Insurtech remise à NETAPPS lors d’une cérémonie
NAICOM indique avoir officiellement accordé une licence de Partnering Insurtech à NETAPPS au cours d’une cérémonie formelle. Dans sa communication, le régulateur relie directement cette licence à une stratégie de digitalisation du secteur, avec une promesse centrale: faciliter l’accès à l’assurance et soutenir l’innovation dans la distribution et les services.
Le message est clair: la NAICOM veut encadrer l’innovation plutôt que la subir. En mettant en avant une catégorie de licence dédiée, l’autorité cherche à donner un statut réglementaire aux acteurs technologiques qui opèrent en partenariat avec l’écosystème assurantiel. D’après la communication publiée autour de l’événement, la Commission insiste sur la logique de partenariat comme voie d’entrée pour les InsurTech, plutôt qu’un modèle de rupture en dehors des règles existantes. (Selon NAICOM, via sa publication relayée sur Instagram.)
La séquence a aussi une dimension de signal au marché. Une remise de licence en cérémonie, avec prise de parole officielle, sert à la fois de validation institutionnelle et de rappel des attentes du superviseur. Pour les InsurTech, c’est une porte d’accès à des collaborations plus formelles avec assureurs et intermédiaires; pour les assureurs, un cadre pour externaliser ou co-développer des briques numériques sans sortir du périmètre réglementaire.
Les priorités affichées par Olusegun Ayo Omosehin: protection du consommateur et innovation
Lors de l’événement, le commissaire aux assurances, Olusegun Ayo Omosehin, a rappelé les axes mis en avant par la NAICOM: protection des consommateurs, renforcement de la capacité du régulateur, solidité financière, innovation, durabilité et élargissement de l’accès aux services d’assurance. (Selon la communication NAICOM relayée sur Instagram.)

Ce cadrage n’est pas anodin. Il place la transformation numérique sous conditions. La NAICOM ne parle pas seulement de technologie, elle parle d’abord de protection et de solidité. Traduction opérationnelle: l’innovation est encouragée si elle améliore l’expérience client, la transparence et la qualité de service, sans fragiliser la chaîne de responsabilité en cas de litige, de sinistre ou de mauvaise commercialisation.
Autre point. En liant innovation et capacité réglementaire, la NAICOM assume un rôle actif: produire des lignes directrices, suivre les modèles technologiques, et renforcer la supervision. Ce discours vise aussi à rassurer les assureurs traditionnels, qui craignent parfois une concurrence non alignée sur les mêmes obligations. Une licence dédiée permet de fixer des règles de jeu et de clarifier les frontières entre technologie, distribution, gestion et portage du risque.
Reste un détail qui compte: l’accès. Quand un régulateur met en avant l’extension de l’accès à l’assurance, il parle de couverture de populations et d’entreprises encore peu servies, mais aussi de parcours plus simples, plus rapides et mieux tracés. Les InsurTech, via des outils de souscription, de paiement ou de gestion de sinistres, peuvent contribuer à cette ambition, à condition de s’insérer dans un dispositif de contrôle et de recours.
Un cadre partnering qui organise la collaboration entre InsurTech et assureurs
Le choix du terme Partnering Insurtech renvoie à un modèle précis: une entreprise technologique qui travaille avec les acteurs agréés du secteur, au lieu de porter directement le risque comme un assureur. Concrètement, cela peut recouvrir des solutions de distribution digitale, d’onboarding client, de gestion documentaire, d’analyse de données ou d’automatisation de processus, selon les partenariats conclus.
Ce type de licence sert souvent à répondre à une question simple: qui fait quoi, et qui est responsable? Le superviseur veut éviter les zones grises où l’interface client est opérée par un acteur technologique, tandis que les obligations de conseil, de conformité ou de traitement des réclamations restent floues. En encadrant une catégorie partnering, la NAICOM peut imposer des exigences de gouvernance et de transparence, tout en laissant de la place à l’expérimentation.
Dans sa communication sur NETAPPS, la NAICOM met l’accent sur la digital innovation et l’ insurance access. Le sous-texte: les partenariats doivent produire des bénéfices concrets pour le marché, pas seulement des vitrines technologiques. Pour les assureurs, l’intérêt est évident: accélérer la modernisation, améliorer la qualité de service, et tester des canaux de distribution numériques sans reconstruire toute l’infrastructure en interne.
Et après? La réussite de ce modèle dépendra de la capacité des InsurTech à s’intégrer aux systèmes existants, à respecter les exigences de conformité, et à démontrer une valeur mesurable dans le parcours client. La NAICOM, elle, se place en arbitre et en architecte du cadre, en rappelant que l’innovation doit rester compatible avec la protection des assurés.
CBI Partnering Insurtech Ltd, première entreprise pleinement licenciée selon NAICOM
La communication sur NETAPPS arrive dans un contexte où la NAICOM a aussi annoncé avoir accordé une licence opérationnelle à CBI Partnering Insurtech Ltd, présentée comme la première entreprise partnering insurtech pleinement licenciée dans le pays. Selon NAICOM, cette décision marque une étape dans l’évolution du cadre réglementaire dédié aux technologies de l’assurance et s’inscrit dans une logique de modernisation du secteur tout en protégeant les assurés.
Selon le même récit, cette dynamique accompagne la mise en œuvre d’un texte présenté comme le Nigerian Insurance Industry Reform Act 2025, et l’introduction de lignes directrices spécialisées pour les entreprises d’assurance technologiques. (Selon l’article rapportant la déclaration de la NAICOM.)
Deux annonces, un même message: la régulation veut industrialiser le sujet InsurTech. D’un côté, des licences et des cérémonies de remise qui valident les acteurs; de l’autre, des réformes et des guidelines qui fixent le cadre. Pour le marché, cela peut réduire l’incertitude juridique et accélérer les partenariats, parce que le statut des acteurs devient plus lisible.
Il reste une question structurante: comment la NAICOM articulera, dans la durée, l’ouverture à l’innovation et l’exigence de contrôle. La Commission met en avant market integrity et policyholder protection dans sa communication. La prochaine étape se jouera sur la supervision des pratiques commerciales, la gestion des données, et la capacité à traiter rapidement les réclamations, autant de sujets où le numérique peut améliorer le service, ou créer de nouveaux risques si les garde-fous ne suivent pas.
FAQ
Quelle autorité a délivré la licence à NETAPPS?
La licence a été délivrée par la National Insurance Commission (NAICOM), le régulateur du secteur de l’assurance au Nigeria, selon sa communication officielle.
Quel type de licence NETAPPS a-t-elle obtenu?
NAICOM indique avoir accordé à NETAPPS une licence de Partnering Insurtech, présentée comme un outil pour soutenir l’innovation digitale et élargir l’accès à l’assurance.
Quelles priorités NAICOM met-elle en avant avec ces licences InsurTech?
Selon la communication de la NAICOM, les priorités incluent la protection des consommateurs, la solidité financière, l’innovation, la durabilité, le renforcement des capacités réglementaires et l’élargissement de l’accès aux services d’assurance.
CBI Partnering Insurtech Ltd a-t-elle aussi reçu une licence?
Oui. La NAICOM a annoncé avoir accordé une licence opérationnelle à CBI Partnering Insurtech Ltd, présentée comme la première entreprise partnering insurtech pleinement licenciée au Nigeria, selon l’article rapportant la déclaration du régulateur.
Questions fréquentes
- Quelle autorité a délivré la licence à NETAPPS ?
- La licence a été délivrée par la National Insurance Commission (NAICOM), selon sa communication officielle.
- Quel type de licence NETAPPS a-t-elle obtenu ?
- NAICOM indique avoir accordé à NETAPPS une licence de « Partnering Insurtech » lors d’une cérémonie officielle.
- Quelles priorités NAICOM met-elle en avant avec ces licences InsurTech ?
- La NAICOM cite la protection des consommateurs, le renforcement des capacités réglementaires, la solidité financière, l’innovation, la durabilité et l’élargissement de l’accès à l’assurance.
- CBI Partnering Insurtech Ltd a-t-elle aussi reçu une licence ?
- Oui. La NAICOM a annoncé avoir accordé une licence opérationnelle à CBI Partnering Insurtech Ltd, présentée comme la première entreprise « partnering insurtech » pleinement licenciée au Nigeria, selon un article rapportant la déclaration du régulateur.
À retenir
- La NAICOM a accordé à NETAPPS une licence de « Partnering Insurtech » lors d’une cérémonie officielle.
- Le régulateur relie cette licence à l’innovation digitale et à l’élargissement de l’accès à l’assurance au Nigeria.
- Olusegun Ayo Omosehin a mis en avant la protection des consommateurs, la solidité financière et l’innovation parmi les priorités de la NAICOM.
- La NAICOM a aussi annoncé une licence opérationnelle pour CBI Partnering Insurtech Ltd, présentée comme une première dans cette catégorie.




