Le marché suisse du solaire marque un net ralentissement. Selon RTS, les ventes d’installations solaires chutent de 29%, un recul qui intervient alors que la transition énergétique occupe une place centrale dans le débat public. Cette baisse met sous pression les entreprises du secteur, les ménages candidats à l’équipement et les dispositifs d’encouragement.
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RTS chiffre à 29% le recul des ventes solaires suisses
La baisse de 29% rapportée par RTS constitue un indicateur sensible pour le marché photovoltaïque helvétique. Elle ne signifie pas nécessairement un arrêt des chantiers déjà engagés, mais elle traduit une contraction des nouvelles commandes et une prudence accrue des acheteurs. Pour une filière habituée à une progression rapide, le changement de rythme est notable.
Les installations solaires concernées couvrent des réalités diverses, du toit de villa individuelle aux surfaces commerciales, en passant par les bâtiments agricoles et les immeubles collectifs. Le repli des ventes touche donc plusieurs segments, avec des effets différents selon la taille des projets. Un ménage peut reporter une décision de quelques mois, quand une entreprise doit arbitrer entre investissement énergétique, trésorerie et visibilité sur ses coûts futurs.
Cette évolution intervient dans une Suisse où la production solaire reste perçue comme un levier important pour réduire la dépendance aux importations d’électricité. Le signal est donc suivi de près par les acteurs de l’énergie, car les ventes actuelles alimentent les volumes d’installation des prochains mois. Un recul prolongé pèserait sur le carnet de commandes des poseurs, des bureaux d’étude et des fournisseurs de matériel.
La donnée publiée demande aussi une lecture prudente. Les ventes mesurent l’activité commerciale à un moment donné, pas la totalité de la puissance raccordée au réseau. Des projets signés plus tôt peuvent encore être installés, tandis que des devis en attente ne figurent pas toujours dans les chiffres de vente. Le recul n’en demeure pas moins un avertissement pour une filière qui dépend à la fois de la confiance des clients, des conditions de financement et de la stabilité réglementaire.

Installateurs et ménages ajustent leurs projets face aux coûts
Le ralentissement place les installateurs dans une position délicate. Après une période de forte demande, certaines entreprises ont recruté, formé des équipes et constitué des stocks. Une baisse rapide des ventes oblige à revoir les plannings, à négocier avec les fournisseurs et à sécuriser les chantiers confirmés. Les petites structures, souvent actives à l’échelle cantonale, sont les plus exposées aux variations de commandes.
Du côté des ménages, la décision d’installer des panneaux dépend d’un calcul de rentabilité devenu plus serré. Le coût initial, le prix de l’électricité, le niveau de rachat du courant injecté et les frais liés au stockage pèsent dans l’arbitrage. Lorsque le délai de retour sur investissement paraît plus long, certains propriétaires privilégient des travaux jugés plus urgents, comme l’isolation ou le remplacement d’un système de chauffage.
Les aides publiques jouent un rôle déterminant dans cette équation. Les mécanismes de soutien peuvent déclencher un projet, mais les délais administratifs, les plafonds budgétaires ou l’incertitude sur les montants disponibles freinent parfois les décisions. Les professionnels demandent souvent davantage de visibilité, car un marché porté par des dispositifs d’encouragement réagit fortement à chaque modification annoncée ou anticipée.
Le secteur du photovoltaïque doit aussi composer avec des contraintes techniques. Le raccordement au réseau, la disponibilité des onduleurs, la qualité des toitures et la coordination avec d’autres travaux peuvent rallonger les délais. Dans ce contexte, la baisse de 29% agit comme un test de solidité pour la filière suisse. Les entreprises qui parviennent à proposer des offres claires, des garanties robustes et un accompagnement administratif précis disposent d’un avantage face à des clients devenus plus attentifs au coût global du projet.

Questions fréquentes
- Que signifie la baisse de 29% des ventes solaires en Suisse ?
- Elle indique un recul des nouvelles ventes d’installations solaires rapporté par RTS. Cette donnée reflète surtout la dynamique commerciale du moment et ne correspond pas forcément au volume total des panneaux déjà posés ou raccordés.
- Les projets solaires déjà signés sont-ils remis en cause ?
- Pas nécessairement. Des contrats conclus avant le ralentissement peuvent encore être installés. Le principal enjeu concerne les nouvelles commandes, les devis en attente et la capacité des entreprises à maintenir leur niveau d’activité.
- Pourquoi les ménages reportent-ils certains projets photovoltaïques ?
- La décision dépend du coût initial, du financement, des aides disponibles, du prix de rachat de l’électricité et des délais de raccordement. Quand la rentabilité paraît moins lisible, certains propriétaires attendent avant de signer.
À retenir
- Les ventes d’installations solaires reculent de 29% en Suisse selon RTS.
- Le ralentissement touche les commandes plus que les chantiers déjà engagés.
- Les installateurs doivent ajuster stocks, plannings et effectifs.
- Les coûts, les aides et le raccordement pèsent sur les décisions des ménages.




